26 mai 2006

Des liens sponsorisés vidéos chez Google

Google vient d'ajouter un nouveau format publicitaire à sa palette de liens sponsorisés contextuels avec des "click-to-play video ads", bannières vidéo sur lesquels un bouton de lecture permet de lancer l'animation.

Le système est sinon basé sur les enchères "classiques" des AdSense avec la panoplie complète des outils Google : géolocalisation, affichage uniquement sur certains sites ou de façon contextuelle, etc. Elles ne sont pour l'instant disponibles qu'aux Etats-Unis, au Canada et au Japon.
https://adwords.google.com/select/videosamples.html
Source : Abondance

21 mai 2006

La chute de la maison Google ?

Le dernier baromètre XiTi - 1ère Position indique encore une croissance au mois d'avril de Google qui totalise aujourd'hui plus de 85% de parts de trafic dans le - petit - monde des moteurs de recherche en France.

Enorme (même si, aux Etats-Unis, les chiffres sont moins forts en sa faveur, aux alentours de 50% quand même...) ! Où va s'arrêter ce moteur qui, s'il continue sur cette lancée, devrait bientôt atteindre, en théorie, les 100% de parts de marché et ne plus rien laisser aux autres...Ou plutôt, qu'est-ce qui peut l'arrêter ?
Pour paraphraser Edgar Allan Poe et Charles Baudelaire, qu'est-ce qui peut aujourd'hui causer la chute de la maison Google ? C'est la question, un peu morbide, certes, mais pas moins intéressante, que je me pose. Qu'est-ce qui pourrait faire en sorte que Google baisse ou que ses concurrents prennent le pas sur lui ou tout du moins stoppent l'hémorragie ? Voici un exercice de style sous la forme de quelques scenarii qui peuvent infléchir une histoire qui parfois peut sembler inéluctable...

1. La fraude sur les liens sponsorisés ou "click fraud". On en entend de plus en plus parler. Beaucoup d'observateurs du domaine avancent le chiffre de 30% des clics sur les liens sponsorisés qui seraient issus de fraudes (robots, concurrents malveillants, etc.). Chiffre difficile à vérifier, évidemment. Mais, sur un marché encore instable qui génère 98% des revenus de Google, cette fraude peut causer du tort au moteur en créant une perte de confiance de la part des annonceurs. Il n'est jamais bon de ne dépendre que d'une source de revenus unique. Google le sait mais n'a pas encore infléchi la situation. A ce niveau, il reste de façon évidente un géant aux pieds d'argile...

2. La fuite des cerveaux. Suite à l'explosion de la bulle Internet et grâce à son éclatante santé financière et à son excellente image de marque dès son lancement, Google a récupéré de nombreux ingénieurs talentueux et programmeurs de génie. Il a également fait venir dans son staff bon nombre de "légendes" du Web comme Vinton Cerf et Louis Monier (entre autres)... Pour l'instant, les "googlers" semblent se sentir à l'aise dans leur "Googleplex"... Mais un jour ou l'autre, l'entreprise ne risque-t-elle pas de voir partir certains de ses "cerveaux" vers la concurrence, emmenant avec eux quelques secrets stratégiques ? Sa capacité à savoir retenir ses meilleurs éléments, ceux qui détiennent les clés de ses algorithmes majeurs, sera certainement également l'une des clés de son avenir... On peut ajouter que ceux qui partiront demanderont à profiter de leurs stock-options, ce qui financièrement peut ne pas être négligeable en cas de départs massifs...

3. Personne n'est à l'abri d'un "ratage"... Pas même Google. On l'a vu avec Gmail, produit pour lequel Sergey Brin et Larry Page n'avaient pas prévu le déluge de critiques sur les risques que faisait peser ce service sur la défense de la vie privée et des informations personnelles de ses utilisateurs. L'opinon publique a également tiqué avec Google Desktop, le futur projet GDrive, l'attitude de Google face au gouvernement chinois, etc. Là encore, le risque de perte de confiance est important... L'image de Google s'écorne au fur et à mesure de sa croissance. Non pas qu'il devienne, avec le temps, plus "mauvais" qu'un autre, mais tout simplement parce qu'une multinationale cotée en bourse et connaissant un taux de croissance record aura de plus en plus de mal à faire sienne la maxime "do no evil", credo initial de ses deux fondateurs en 1998...

4. Les procés. Google, leader mondial de son domaine disposant d'une santé financière au dessus de tout soupçon, est une cible idéale pour les procès de tout crin. Il semble même que cela devienne un sport national dans de nombreux pays. Cela ne signifie pas pour autant, d'ailleurs, qu'aucun procès qui lui est intenté ne soit justifié. Le "temps de carence" entre la création, la mise en ligne d'une annonce AdWords et sa vérification par les équipes éditoriales de Google pose des problèmes évidents. C'est un exemple parmi d'autres. Ceci dit, si les procès se multiplient au rythme actuel, cela pourrait vite poser des problèmes complexes à la société en termes financiers...

5. Le risque de dispersion. Aujourd'hui, Google recherche sur le Web, les images, les groupes de discussion, les blogs, la vidéo, demain l'audio, etc. Il propose des logiciels de partage de photos, de gestion des mails, de messagerie instantanée, etc. Il s'ouvre aux traitements de texte, au dessin 3D, j'en passe et des meilleurs (mais des moins bons aussi...)... Ses services se comptent par dizaines, voire par centaines... Tout comme cela lui était arrivé lorsqu'il préparait son introduction en bourse, le risque est latent pour lui d'oublier son métier initial, le "search", brèche dans laquelle pourrait s'engouffrer l'un de ses concurrents...

6. Ses concurrents, parlons-en... Bien évidemment, ils peuvent chahuter ses parts de marché avec un moteur de recherche performant. Google a montré, en balayant Altavista en quelques mois, qu'un "meilleur" outil arrivant sur le marché pouvait avoir son mot à dire, même si beaucoup de choses ont changé depuis cinq ou sept ans... Mais pour cela, il faudra proposer une "pertinence 2.0", pour reprendre une expression à la mode, c'est-à-dire une rupture technologique telle que l'a été le PageRank au début des années 2000... Etre un clone de Google ne suffit pas. Quel intérêt à aller ailleurs chercher un outil similaire à celui que l'on utilise au quotidien ? Yahoo! et MSN l'ont testé à leurs dépens. Leur propre moteur n'a pas réellement réussi à concurrencer Google depuis leur lancement. Aujourd'hui, Yahoo! se lance vers la folksonomie. Microsoft va certainement explorer d'autres pistes, encore inconnues (pour ses utilisateurs tout du moins). Qui reste-t-il pour contrecarrer les plans de Google avec une techno VRAIMENT différente ? A part Ask.com (basé sur Teoma et ses algorithmes de "PageRank communautaire") et Exalead, on ne voit pas trop... Difficile d'envisager un nouvel arrivant, quoique des entreprises comme Amazon peuvent avoir les reins assez solides pour se positionner... Il me semble cependant évident qu'il reste tout à fait possible de combattre Google sur son propre terrain, la recherche d'information. Encore faut-il être "meilleur" que lui, bien meilleur même que ne le fut, à l'époque, Google face à Altavista, ce qui n'est pas un moindre challenge...

7. L'usure du pouvoir, tout simplement. Etre leader trop longtemps, cela peut lasser. Lasser Google. Lasser ses utilisateurs qui peuvent avoir envie, à un moment ou à un autre, d'aller chercher ailleurs. Possible, car la capacité d'innovation de Google n'est pas obligatoirement visible dans le domaine de la recherche d'information sur le Web et son moteur est quasi identique à ce qu'il était, en tout cas pour ce qu'en voit l'utilisateur, en 1998...

Ces sept raisons listées ici sont celles qui me viennent immédiatement à l'esprit. D'autres existent peut-être et même certainement. N'hésitez pas nous en faire part dans vos commentaires, toujours bienvenus. Cependant, entendons-nous bien : je ne souhaite en rien la chute de Google. Il s'agit plus ici d'un exercice de style et d'une réflexion sur un état de fait, plutôt qu'une volonté négative... Etant partenaire de cette société, j'y ai quelques connaissances très sympathiques et les rapports que j'ai avec eux ont toujours été cordiaux et positifs. Mais je me demande parfois si Google n'aurait pas besoin d'une concurrence plus forte à l'avenir, qui profiterait à tout le monde et à lui-même en premier, en s'insérant dans une "spirale de l'excellence" toujours bénéfique à ceux qui la génèrent... Comme le disait Shakespeare, "une chute profonde mène souvent vers le plus grand bonheur"... Ceci était... la chute de ce post ;-)
Source : Abondance, Olivier Andrieu

19 mai 2006

Après le "Pay-Per-Click", Google introduit la publicité "Click-To-Call" et "Pay-Per-Call"

Le blog (http://media-tech.blogspot.com/) fait partie du programme AdSense (for Publishers) de Google et ainsi apparait le bandeau rose avec les publicités en haut de ma page d'accueil et de chacun de mes billets.

Ces publicités sont en mode pay-per-click : elle ne rapporte rien à Google (ni à moi) si personne ne clique dessus. Quand vous cliquez, cette sur l'un de ces publicités, elle vous emmène vers la page Web choisie par l'annonceur qui est alors facturé par Google le montant (dont une partie me revient alors) qu'il a accepté de payer pour un click.
Eh bien, Google ne se satisfait pas de cette forme publicitaire purement Web qui lui apporte pourtant la majeure partie de ses 99% de revenus publicitaires et qui lui permet ses résultats financiers colossaux. Il enrichit cette forme publicitaire par la petite icône de téléphone visible ci-dessous[image en provenance du blog de Greg Yardley qui a pu capturer la cinématique complète en 4 étapes d'une transaction via ce nouveau mode - Capture d'écran impossible en Europe à ce moment à cause du ciblage géographique]-


Un click sur cette petit icône permet de déclencher un appel vers cet annonceur et d'être mis en lien avec lui à travers le numéro de téléphone déclaré à Google. C'est ce que l'on appelle une annonce "Click-Per-Call". le marché est naissant mais il va croître fortement d'ici à 2009: le Kelsey Group lui prédit une taille de 1.4 à 4 milliards de dollars pour 2009. Les fournisseurs de technologie sont déjà présents avec Ingenio, eStara, VoiceStar et Jambo. Pour l'instant Google ne donne aucune précision sinon une FAQ succinte."qui paie quoi à combien?" reste donc sans réponse pour l'instant. En supposant malgré tout que l'annonceur paie finalement par appel reçu, il sera facturé en mode "Pay-Per-Click"Et puis, pour Google, on passe actuellement par le téléphone classique mais on peut parier que rapidement c'est une communication Google Talk initialisée dans le navigateur Internet qui prendra le relais. Cette nouvelle offre me semble particulièrement adaptée aux petits annonceurs locaux sans site Web. Aprés le service de publicité prévisible en Wifi, on sent que Google "se bouge" pour attraper l'autre moitié du gâteau publicitaire: la publicité locale fait environ 50% du marché global. Google semble vouloir l'argent de ces petits annonceurs même si N. Weinberg pense que - à l'époque du web - c'est un système rétrograde d'au moins 10 ans! Il ne travaille peut-être pas tout à fait sur la même planète que les petits commerces locaux (en tout cas européens) pour qui, en majorité le web reste toujours quelque chose de lointain!PS: En Suisse, une expériece similaire est en route chez Swisscom Directories (les annuaires téléphoniques helvétiques) avec eStara
posted by d.durand @ 11/25/2005 02:11:00 PM

source : http://media-tech.blogspot.com/

Peut-on faire de l'argent avec le RSS ?

La technologie RSS de syndication des flux d'informations ne cesse de se développer et de séduire les internautes.
En contrepartie se pose aujourd'hui la question du modèle économique...

Lors de la Syndicate Conference, aussi appelée RSS Con, qui vient de se tenir aux États-Unis, passé le constat du succès de la technologie, les discussions entre les acteurs de ce nouveau domaine de l'Internet ont rapidement tourné autour de la monétisation du RSS. En clair, les professionnels de l'Internet se posent la question de savoir comment ils vont pouvoir générer de l'argent à partir des flux RSS ?
Un consensus émerge, tout d'abord, pour maintenir un accès gratuit à l'information. La gratuité de l'Internet a été une des raisons de son succès, il s'agit de maintenir cette ligne directrice afin d'accompagner les innovations qui viennent régulièrement séduire les internautes. Bien sûr, il sera difficile d'éviter que se multiplient les intrusions publicitaires, qu'il s'agisse directement de publicités associées aux pages vers lesquelles les informations fournies par les flux RSS renvoient l'internaute, ou encore des liens publicitaires qui ne manqueront pas de s'y glisser. Mais pour les acteurs du Web, le premier modèle des flux RSS restera la construction des services. Il faut créer les outils, développer les services, les supporter et les maintenir, et faire évoluer l'ensemble de l'écosystème. En revanche, un nouveau modèle économique semble vouloir émerger, appelé 'économie de l'attention' (economy of attention), qui consiste à attirer l'attention de l'internaute afin d'aider le consommateur à se diriger vers des offres qui elles auront clairement un modèle commercial.En revanche, comme l'ont souligné les acteurs de la 'RSS Con', une attitude domine chez l'internaute qu'il est indispensable de prendre en compte pour assurer le succès d'un projet de flux RSS, le rejet systématique et constaté des services RSS payants ou sur lesquelles la publicité s'est révélée trop intrusive.
Source : Technaute

12 mai 2006

Toujours plus haut dans les moteurs pour exister

Se positionner dans les trois premières page de résultats d'un moteur ne suffit plus, selon la dernière étude de Jupiter Research / iProspect. Qui plus est, les premières places sont synonymes de leadership.
La conclusion de l'étude que vient de réaliser Jupiter Research, conjointement avec iProspect, auprès de 2 369 individus aux Etats-Unis, est sans appel : il est de plus en plus vital pour un site de se situer en tête des résultats des moteurs de recherche.

La majorité des internautes n'utilise en effet que la première page de résultats lors de ses recherches. L'étude confirme la tendance qui grandit aux fil des ans : 62 % des internautes s'arrêtent aux premiers résultats ou, tout au plus, à la première page de résultats, soit 14 % de plus qu'en 2002.Plus précisément, la plus grande évolution se remarque dans la consultation des premiers résultats. En effet, le taux des utilisateurs d'un moteur de recherche se limitant à la partie haute de la première page de résultats était de 16 % en 2002, contre 23 % cette année. Et alors qu'ils étaient 19 % en 2002 à consulter plus de trois pages, ils ne sont aujourd'hui plus que 10 %. Il est donc essentiel pour un site qui aspire à une fréquentation volumineuse (ce qui est le cas de la plupart des sites...) de se situer dans les toutes premières entrées des pages de résultats pour être visible et consulté. Seule solution : travailler le référencement naturel. Pour les expressions concurrentielles, l'utilisation des liens commerciaux peut s'avérer utile.

Le site doit également se référencer sur des expressions plus riches. En effet, l'internaute a tendance à effectuer des requêtes de plus en plus précises, notamment en cas de recherche infructueuse. L'étude IProspect montre ainsi l'évolution du comportement des internautes suite à une recherche sans résultat.82 % des internautes complètent l'expression recherchée sur le même moteur. Ce chiffre a progressé de 20 % depuis 2002. Ce taux souligne l'importance du positionnement sur des expressions bien spécifiques, qui peuvent comporter jusqu'à trois mots, parfois plus. Même si les statistiques indiquent que les expressions ne représentent qu'une faible part des recherches, il ne faut pas hésiter à travailler le référencement naturel dans ce sens dès lors qu'elles sont en totale adéquation avec l'activité de l'entreprise.
Les chiffres de ce deuxième tableau prouvent également que les internautes sont de plus en plus fidèles à leur moteur de recherche. Alors qu'en 2002, 27 % changeaient de moteur lors d'une requête inaboutie, ils ne sont plus de 13 % en 2006, soit la moitié.Enfin, l'étude délivre une information capitale qui prouve encore une fois l'importance du référencement. 36 % des internautes affirment qu'une entreprise se situant dans les premiers résultats fait partie des leaders de son secteur. La situation d'un site dans les premières pages de résultats d'un moteur a donc une influence positive sur l'image de marque de la société.
Source : JDN, mai 06

01 mai 2006

L'efficacité des liens sponsorisés sur les moteurs de recherche

Près de 60% des internautes connaissent les liens sponsorisés
Seuls 10% d'entre eux ne cliquent jamais sur les liens sponsorisés

l'IAB France, principal organisme professionnel chargé de structurer le marché de la communication sur Internet, favoriser son usage et optimiser son efficacité, accompagné de ses partenaires Google, MSN, Yahoo et MIVA, ont animé une conférence sur l'efficacité des liens sponsorisés sur internet.
A cette occasion ils ont présenté les résultats d'une synthèse des études de Médiamétrie sur le sujet.
90% des internautes ont déjà cliqué au moins 1 fois sur un lien sponsorisé (1) Médiamétrie, pour le compte de l'IAB, montre la pertinence des liens sponsorisés dans une stratégie de communication on-line.
La France compte 26.1 millions d'internautes fin 2005 (2), dont environ 13.4 millions ont déjà acheté en ligne, soit plus 1 sur 2. 57 % des internautes déclarent avoir confiance dans le commerce électronique.
Près de 8 foyers sur 10 ayant accès à Internet sont connectés en haut débit, ce qui représente une progression de 81% sur 1 an. L'audience des moteurs de recherche en France continue de progresser, près de 85% des internautes les utilisent.
Si 57 % des Internautes déclarent connaître les liens sponsorisés, seuls 10% d'entre eux affirment ne jamais cliquer dessus. 48% d'entre eux le font rarement, 34% parfois, 6% souvent, et 2% toujours. Si 40% des internautes déclarent ne pas connaître les liens sponsorisés, une part non négligeable clique sur ces liens.

Sources : (1) Mediametrie - Expertise & Services en Ligne – 4ème trimestre 2005 – Internautes 7 derniers jours, 16 ans et +
(2) : Observatoire des Usages internet – 4ème trimestre 2005 – 11 ans et +